Comment ne pas céder à la provocation sur le terrain ?

La provocation sur un terrain de football, c’est le pain quotidien de l’attaquant(e), dirons-nous.

Parmi les différentes méthodes pour déstabiliser un(e) joueur(euse) offensif(ve), voire le/la provoquer, tu as les plus connues : les insultes, le chambrage, le “trash-talking” (“t’es nul(le)”, “tu vas le rater”, “t’es mauvais(e)”, “t’as une charrette”...), ou bien l’impact physique, avec la volonté de montrer qui est le/la patron(ne) sur les trois premiers ballons ou sur le premier duel.

Tu as aussi le souffle dans la nuque, le tirage de maillot qui peut être énervant, le petit coup de coude qui va bien, le fait de marcher sur le pied du joueur/de la joueuse au moment de décoller pour faire sa tête, comme ça il/elle ne peut pas sauter. Tu peux pincer, user du fameux crachat… Ames sensibles, s’abstenir.

Le point de vue de l'attaquant(e)

Si tu es plutôt un joueur ou une joueuse offensive, et de plus avec LE petit crochet qui fait mal, ou LE petit passement de jambe, tu sais le truc que tu adores faire mais qui met l’adversaire à bout ? Et bien si toi aussi tu es comme ça, tu as forcément connu ce défenseur/cette défenseuse rageux(euse) et hargneux(euse) qui cherche à te déstabiliser non pas pendant 90 minutes mais pendant 95. Celui ou celle qui va te taquiner les chevilles, te mettre LE petit coup de coude avant de partir, qui lors des duels va te mettre un bon coup d’épaule, te tirer le maillot et parfois même te donner quelques noms d’oiseaux. Je suis sûre qu’à ce moment là tu t’es imaginé faire du karaté plutôt que du football.

Mais on connait toutes et tous cette phrase que mes coachs ont dû me répéter au moins 100 fois (oui, parce que je suis une croqueuse de ballon, j’adore les petits ponts et les passements de jambes et ça à pu énerver quelques adversaires) : “ZOHRAAAAAA, la réponse c’est sur le terrain !” T’es mignon mais c’est plus facile à dire qu’à faire. N’empêche qu’ils avaient raison. Et ma façon à moi de ne pas réagir aux coups, c’est de solliciter l’arbitre en le suppliant de mettre un terme à cette violence footballistique. Parce on n’a pas le même maillot mais…  tu connais la suite !

 

provocation terrain

N'oublie pas, le respect reste LA chose primordiale sur le terrain. Aux noms d’oiseaux, je me dis que l’indifférence est le meilleur des mépris (encore une phrase bateau mais tellement vraie).

Tu veux encore une phrase bateau ? Ce qui ne tue pas me rend plus fort (allez, celle-là c’est cadeau), mais c’est vrai, si tu ne cèdes pas à la provocation et que tu concentres toute ton énergie sur le jeu et sur le terrain c’est quasi certain, l’issue du match te sera favorable avec une passe décisive et/ou un but !

La réponse du défenseur

Dans le foot, c'est bien connu, il y a toujours un gros rapport de force entre l'attaquant et le défenseur.

Pourquoi ? Car l'attaquant a toujours ce sentiment de supériorité sur le défenseur. Ce qui explique qu'il revendique que nous sommes nous, défenseurs, des hargneux voire des "rageux" !

Il ne supporte pas qu'on lui prenne le ballon. Pour lui, il y a toujours faute, ou alors le défenseur a eu de la chance sur cette action de jeu, et j'en passe... Mais il arrive que l'on prenne des ballons proprement.

Malgré tout, l'attaquant est plus technique et rapide que le défenseur, il faut donc parfois ruser pour le faire sortir de son match et se rendre la partie plus facile.

Comment ?

> Quand l'attaquant va plus vite, le petit coup de coude sur son bras au moment où il démarre pour prendre la petite avance qui fait la différence.

> Il y a aussi le premier contact, qui doit être dur et agressif afin de montrer à l'attaquant que la partie va être difficile pour lui.

> Quand l'attaquant parle beaucoup, la meilleure réponse c'est de ne rien dire, de jouer l'indifférence totale et dans les premiers duels, de lui montrer qui est le patron.

> Autre astuce, quand tous les autres subterfuges n'ont pas fonctionné, il reste la joute verbale qui fait plaisir, du style : "T'es mauvais, t'avances pas, tu gagneras pas un duel...", et plus si affinités.

 

Malgré tout ça, quel plaisir d'assister à un bon duel entre attaquant et défenseur rugueux, mais qui dans l'état d'esprit se termine par une poignée de main en se disant "bien joué" avec une petite boisson typique de la 3e mi-temps !

Cet article a été co-rédigé avec :

Zohra AYACHI

Chef de produit football féminin KIPSTA :

J'ai joué 10 saisons en tant que professionnelle en D1 : 6 ans à Montpellier et 2 ans au PSG, et enfin une saison à Rodez et Nîmes.

Aujourd'hui, je joue 2 fois par semaine avec mes collègues de Kipsta, aussi bien joueurs que joueuses avec l’équipe corpo féminine de DECATHLON.

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